"Si la cour du mouton est sale ce n'est pas au porc de le dire". Florent couao-zotti

« Si la cour du mouton est sale ce n’est pas au porc de le dire » de Florent COUA-ZOTTI

« Si la cour du mouton est sale ce n’est pas au porc de le dire ». Ce titre m’a bien fait sourire.

Ce roman c’est un polar béninois. L’histoire commence par un début de vindicte populaire. 3 individus sont à la merci de la colère d’une foule.
Ce que ce trio a en commun c’est un fait divers: le corps torturé d’une femme, une ancienne miss, retrouvé dans la lagune. Mais là n’est pas le motif de la vindicte populaire qui s’annonce. Pour la police, ce meurtre leur donne du fil à retordre.
Au fil de la narration, on découvre l’histoire de ces personnes entre amitié, trafic de drogue, prostitution, crime, et règlement de compte.
Comme dans ces milieux mafieux, les coups bas sont fréquents, un coup de fil anonyme finit par mettre les enquêteurs sur la bonne piste.
Hasard ou pas, c’est un coup de filet pour la police quand en voulant éviter une justice populaire, elle peut enfin mettre la main sur le principal suspect et élucider l’affaire
Même si je trouve qu’il a manqué un peu plus d’intrigue j’ai apprécié la lecture. Au-delà de certaines réalités dépeintes avec justesse, l’écriture
de l’auteur est plaisante. Connaissant Cotonou, j’ai trouvé certaines descriptions de quartiers, de situations tellement réalistes que j’avais
l’impression d’y être. J’ai apprécié découvrir des proverbes en début de chapitre et retrouver quelques expressions de l’argot cotonois.
A la fin de la lecture, on comprend mieux le titre du roman: ce n’est certainement pas à un trafiquant de drogues de faire la morale à une prostitué en matière de vertus.

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