Dieu n'habite pas La Havane

Dieu n’habite pas la Havane de Yasmina Khadra

Quand on parle de Cuba, on pense à sa musique ( salsa, rumba,.. ), son cigare et à ses prêtresses vaudoun qui perpétuent des traditions aux influences africaines.

Le roman Dieu n’habite pas la Havane , nous emmène dans cet Etat insulaire des caraïbes à l’heure où le régime castriste s’essouffle . On fait la connaissance d’un Juan del Monte Jonava, alias Don Fuego, cinquantenaire amoureux de la musique. Il ne vit que pour elle et par elle.
C’est que la vie réserve bien des surprises!!! Quand on pense avoir trouvé sa routine, elle  prend un malin plaisir à nous rappeler que rien n’est acquis. Le monde de Juan s’écroule lorsque le cabaret où il se produit tous les soirs est privatisé

On est dans un pays où les décisions s’exécutent et ne se discutent pas.

Sans travail, il rencontre Mayensi , une femme mystérieuse qui bouleversera son univers.Il se retrouve sujet à des sentiments qu’il pensait lointains. Ce n’est plus uniquement les notes musicales qui le font vibrer mais son amour passionnel pour Mayensi.

Tu m’as fait renaître à la plus belle des percussions : les battements de mon cœur. Je serais prêt à renier la musique si tu me le demandais.

Éperdument amoureux de cette belle rousse, il croit en des lendemains meilleurs jusqu’à ce l’espoir ne redevienne à nouveau illusion. Cet épisode de sa vie l’obligera à se poser des questions sur le sens de la vie. Ah la vie!!!

Le malheur vient de la grossière erreur de voir le monde tel qu’on voudrait qu’il soit et non pas tel qu’il est.

Ce roman  parle de passion, de la vie sous toutes ses coutures. J’ai apprécié la poésie et la sagesse de certains passages.Il décrit également le rude quotidien des cubains sans pour autant tomber dans le tragique. Un quotidien de survie rythmé par des trafics de tout genre et qui malgré tout, connaît des moments de joie et d’entraide. Les clins d’oeil fait à l’héritage cultuel africain de Cuba m’ont aussi plu.

Certains ont supplié Yemanja, déesse de la mer, de mettre un peu de lumière dans leur nuit, d’autres ont chargé Oshún, dieu du fleuve, de les laver de leurs péchés, remuant ainsi les gènes d’une Afrique lointaine et omniprésente à la fois, aussi ancienne et éternelle que les déités nées dans la misère de la brousse et que ne surplomberont ni les astres ni les satellites tant que le malheur restera le frère jumeau de l’espoir le plus fou.

« Dieu n’habite pas la Havane » est une invitation à s’adapter quelque soit le changement. (je sais ça fait un peu philosophe). Il  nous invite à danser au rythme de la vie et à accepter de changer de pas quand la mélodie change. Il faut aimer la vie aussi versatile qu’elle soit.

Le sort ne cautionne que le sens qui lui convient. Si ce sens nous échappe, c’est qu’il ne nous tient pas pour responsables de ce qui nous arrive de bon ou de mauvais. Il faut prendre les choses comme elles viennent, et c’est tout. Avec un minimum de sagesse, on s’aperçoit que les coups durs, loin de nous achever, nous rendent plus forts. 

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