L'hibiscus pourpre de Chimamanda Ngozi Adichie

L’hibiscus pourpre de Chimamanda Ngozi Adichie

Le 08 Mars dernier, j’avais rendu hommage à quelques femmes de la littérature africaine et parmi elle j’avais cité Chimamanda Ngozi Adichie. 

Cela fait un moment que je la suis et je suis tout simplement fascinée par cette dame et son activisme. J’ai entendu parlé de Chimamanda Ngozi Adichie sur le net. Beaucoup de passionné(e)s de littérature ont fait des éloges sur son roman Americanah et sur son style de narration.  Après quelques tours sur des blogs littéraires, je me suis décidée à me faire ma propre opinion de cet auteur.  La rencontre s’est faite à travers son roman « l’hibiscus pourpre »

Il y a de ces livres, dès que vous les entamez vous n’avez qu’une envie: c’est de le terminer et au fil des pages, vous craignez paradoxalement la fin du livre tant vous êtes plongé dans l’histoire et vous êtes familiarisé aux personnages. C’est ce que j’ai vécu avec « l’hibiscus pourpre »

L’histoire, racontée par Kambilli, se déroule au Nigéria dans une période conflictuelle. Kambili est la fille d’un important homme d’affaire nigérian. Ce dernier est un fondamentaliste catholique à tel point que l’enfer qu’il semble éviter à tout prix, il finit par le faire vivre à ses proches. Il aime sa famille et sa communauté mais son idéologie extrémiste entrainera beaucoup de souffrances. La famille ne manque de rien mais n’est pas heureuse. Le destin de cette famille bascule lorsque les enfants vont en congés chez leur tante. Ils découvrent une autre approche de vivre, librement, sans pour autant renié sa foi et son éducation. De retour de ces vacances, plus rien ne sera comme avant.

Après la lecture de ce livre, je n’ai pas pu m’empêcher de penser à combien de fois la religion vécue dans le sens littéral des textes sacrés sans tenir compte de leur contexte historique,  pouvait troubler la cohésion familiale et socialeSubtilement, le fondamentalisme religieux introduit différentes formes de violence. Lorsque la religion est pratiquée sans amour, on en arrive à commettre ces « péchés » interdits par la religion même. Combien de vies ont été sacrifiées au nom de la religion?

Un autre aspect qui m’a interpellée dans cet ouvrage,  c’est la bienveillance qu’il faut avoir dans l’éducation de ses enfants. Il est nécessaire de veiller à ne pas répéter les mêmes erreurs que l’on a soi-même subit dans son enfance.

À travers le regard de cette adolescente, des thèmes très sérieux comme les violences familiales, le fondamentalisme religieux et l’emprise psychologique sont abordés par l’auteur.

L’hibiscus pourpre est un livre à découvrir et Chimamanda Ngozi Adichie un auteur à suivre

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